Non ! le commerce physique n’est pas mort, il faut le ré-inventer

Besoins ? Envies ?

Cette crise sanitaire aura, au moins, eu le bénéfice de créer plus de solidarité, plus de réflexes humains, ces besoins se sont traduits par plus d’achats en circuits courts, localement et en bas de chez soi. Il s’agissait, il s’agit encore, pour beaucoup d’entre nous de besoins vitaux, alimentaires essentiellement. Il y a, donc, eu naturellement une réconciliation, une résilience locale, une intelligence collective pour le bien commun, une « raison d’être » et une « raison de venir » vers ces commerçants.

Si la crise a accéléré quelque chose de peut-être durable ; c’est notre façon de consommer. Va-t-on vers une décroissance comme nous l’explique, depuis quelques années maintenant, l’astrophysicien Aurélien Barrau ?

La crise questionne nos vrais besoins. Beaucoup d’entre nous étaient, déjà, engagés dans une consommation plus raisonnable, beaucoup plus locale, voire carrément militante. Pour d’autres la crise a accéléré la prise de conscience. Certains, même, ce sont mis à cultiver leur propre potager sur leur balcons et en tirent une très grande fierté.

Le Bio oui ! Mais local ! On peut aussi se poser la question du bio « de masse » qui a peut-être eu ses heures de gloire en important massivement des produits à plus de 1000 kilomètres de leurs unités de ventes, en faisant travailler pour quelques euros des migrants. Mais pour consommer local, une nouvelle volonté de politique agricole est plus que souhaitable ; developper des cultures maraichères au plus près des enseignes de distributions, disposer, peut-être, comme à Anderlecht en Belgique ou à New-York, des potagers sur les toits.

Progression record du commerce en ligne

Certes le commerce en ligne n’a jamais été aussi florissant et a atteint des records de vente pour ne citer que le plus grand ; Amazon, avec des ventes de 11 000 dollars de ventes par seconde, mais certains acteurs plus modestes voient leur business model augmenter de 60% leur vente en ligne et se posent la question quant à conserver leur local commercial.

Enfin le dé-confinement !

Le bilan n’est pas encore tiré, mais on note que plusieurs enseignes de besoins, types « Ikea, » « Décathlon » ou encore les enseignes de vêtements pour enfants tirent leur épingle du jeu et, les files d’attente, dans certains pays, en témoignent très clairement. Alors bien sûr, on peut douter du monde d’après, mais cela s’explique ; non pas par pure frénésie d’achat compulsif, mais tout simplement par envie de retrouver « sa vie d’avant ». Il faudra certainement, d’après plusieurs observateurs, se donner quelques mois, pour vraiment mesurer s’il y a une prise de conscience de la part du plus grand nombre.

Et Maintenant ?

A l’heure où plusieurs pays sont en dé-confinement, les magasins sont devenus des lieux menaçants, l’achat-plaisir n’est plus d’actualité ; Arrêt dès l’entrée, contrôle en tout genre, barrières matérialisées par des stickers au sol, parcours forcés, zones fermées avec de la rubalise travaux, de panneaux alarmistes et de protections diverses.

On peut alors se demander, pourquoi ces enseignes n’ont pas anticipés, lors du confinement, en étant plus créatif dans leur communication car, si ces gestes barrières s’installaient sur du moyen terme ou du long terme, il faudrait faire appel à la créativité et aux spécialistes en retail design, afin de repenser globalement ces dispositifs. Le retail design reste leur meilleur atout car c’est la question de plaisir, d’envie et donc de survie du commerce physique, pleinement relationnel et humain, qui est en jeu !

Et demain ?

Certes, il y en a qui ont souffert et qui souffriront encore de cette crise. Il appartient à chacun de ces acteurs de se repositionner, de repenser la vraie valeur ajoutée de leur offre et leur rôle dans la société de consommation de demain. Il y aura forcément une sélection naturelle.  Les commerces qui n’afficheront pas ces valeurs et qui ne donneront pas du sens à leur entreprise seront, forcément, boudés voir boycottés. Il devront être militants voire politiques, il y va de leur survie.

Le retail design, qui n’a pas simplement comme vocation de créer de « beaux » commerces, jouera ici le rôle essentiel de contribuer, d’amplifier et de traduire les valeurs et l’histoire d’une marque. Et, cela, à travers une scénographie fonctionnelle du lieu où les produits, l’architecture et l’humain seront intiment liés.

Non ! Les commerces ne sont pas morts ! Il faut les ré-inventer !

Le retail design est là pour assurer cette transition incontournable, pour faire des commerces, non seulement toujours et encore des lieux de vente à fortes valeurs ajoutées mais, aussi, de véritables lieux de vie où le plaisir et la rentabilité ne doivent pas être incompatibles.

plus d’info : VERY retail design